Voitures électriques: mythes et interrogations

20.11.2020

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De plus en plus de Suissesses et de Suisse s’achètent une voiture électrique. En avril 2019, la voiture la plus vendue était propulsée à l’électricité. Cette tendance soulève de nombreuses interrogations et donne naissance à des mythes sur le bilan énergétique de cette nouvelle technique.

Le nombre de voitures individuelles immatriculées propulsées par des motorisations alternatives progresse fortement depuis 2015. Les automobiles sont de plus en plus efficaces et les motorisations se diversifient. Des prix abordables et le développement de batteries plus performantes rendent les voitures électriques désormais concurrentielles avec les véhicules dotés d’une motorisation conventionnelle. À cela s’ajoute un choix de modèles comme de fournisseurs de plus en plus large.

Mais l’offre croissante va de pair avec l’augmentation de l’insécurité. Les voitures électriques sont-elles aussi écologiques que ce que l’on veut bien dire? Vous trouvez ci-après les réponses aux mythes et interrogations les plus fréquents dans le domaine des voitures à propulsion électronique.

 

  1. Les batteries des voitures électriques ne constituent-elles pas une contrainte pour l’environnement nettement plus élevée que les moteurs à explosion?

La production des voitures électriques est plus complexe et constitue une charge plus importante pour l’environnement que celle des voitures à propulsion classique (essence/diesel). Une comparaison significative entre les différents systèmes doit toutefois tenir compte d’autres facteurs tels que la production de la voiture entière, son utilisation, la préparation des carburants ou encore l’élimination et le recyclage. Le bilan écologique sur la durée de vie complète de la voiture est la grandeur comparative déterminante. La comparaison directe entre une voiture électrique et un véhicule à essence moyen montre que, pour une durée de vie moyenne de 200’000 kilomètres, une voiture électrique économise au final 34 tonnes de CO2. En Suisse, une voiture à propulsion électrique compense les émissions de gaz à effet de serre plus élevées dues à sa production après juste 30'000 km. À cela s’ajoute que le mix électrique actuel dans le pays est à 60 % renouvelable. Les voitures électriques mues avec celui-ci émettent donc aujourd’hui déjà nettement moins d’émissions de CO2 durant leur cycle de vie que les véhicules équipés d’un moteur conventionnel à combustion.

 

  1. La Suisse peut-elle produire suffisamment d’électricité si chacun passe à la voiture électrique?

À en croire les Perspectives énergétiques 2050, les besoins en électricité à long terme pour la mobilité électrique se monteront, selon le scénario considéré, entre 2,5 et 6,3 térawattheures (TWh), soit 4 à 11 % de la consommation actuelle de la Suisse. Différentes variantes ont été calculées dans ce cadre pour l’offre électrique. Au cas où l’intégralité du parc automobile particulier de Suisse devait être reconverti à l’électricité, la consommation électrique afférente afficherait environ 11 à 13 TWh, soit près de 20 % des besoins électriques actuels de la Suisse. Cependant, l’électricité nécessaire à l’électromobilité peut, à long terme, être assurée en premier lieu par des accroissements d’efficacité dans d’autres secteurs ou par l’accroissement de production des énergies renouvelables.

 

  1. Les voitures électriques ne sont-elles pas beaucoup plus chères que les véhicules dotés d’un moteur à combustion?

À l’achat, les voitures électriques sont plus onéreuses que les voitures conventionnelles dotées d’un moteur à combustion (essence/diesel). Comme pour beaucoup d’investissements dans les technologies efficaces en termes énergétiques et durables, l’avantage économique ne se fait ressentir qu’à long terme pour les voitures électriques. Pour un prix de l’essence de 1,60 CHF et une consommation moyenne de sept litres par 100 km, il en découle des frais par kilomètres de 0,11 CHF pour le moteur à essence. Comparé avec un prix de l’électricité de 0,14 CHF par kilowattheure (kWh) et une consommation de 20 kWh par 100 km, le calcul donne des coûts par kilomètre de trois centimes pour la propulsion électrique.

 

  1. Quelle est l’autonomie des voitures électriques?

L’autonomie des voitures électriques modernes varie entre 200 et 600 km, selon le modèle, plus précisément selon la taille des batteries. Cela dit, l’autonomie dépend aussi des conditions météorologiques, de la topographie, du style de conduite et du poids de l’automobile. Le trajet moyen dans le trafic professionnel en Suisse est de 30 à 40 km. Aujourd’hui déjà l’autonomie des voitures électrique s’avère donc largement suffisante pour la majeure partie des besoins quotidiens.

 

  1. Y a-t-il suffisamment de stations de recharge pour les voitures électriques?

Une voiture individuelle est généralement à l’arrêt 23 heures sur 24. Il est donc possible de recharger les batteries des voitures électriques soit chez soi durant la nuit, soit à son poste de travail durant la journée. À titre d’alternative, il est aussi possible de se servir de l’infrastructure de recharge publique. La Suisse possède en effet l’un des réseaux de recharge de voitures électriques les plus denses d’Europe. Le site www.je-recharge-mon-auto.ch fournit une vie d’ensemble globale des stations de recharge publiques pour les voitures électriques dans toute la Suisse. Il indique en temps réel quelles stations de recharge sont disponibles à l’instant.

 

Vous trouvez ici des informations complémentaires sur les derniers développements en matière d’électromobilité et d’autres propulsions alternatives (brochure «Véhicules à haute efficacité énergétique, actualités et tendances 2020»).

Le catalogue de consommation fournit pour sa part une liste de toutes les voitures proposant des systèmes de propulsion alternative, de même que des possibilités de comparaison.

 

 


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